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La longévité désigne la durée d’une vie longue et en bonne santé. En bref, il ne s’agit pas seulement du nombre d’années vécues, mais du nombre d’entre elles sans maladie grave ni incapacité. La science appelle cet objectif « healthspan » (espérance de vie en bonne santé).
Aujourd’hui, la recherche sur la longévité étudie la biologie du vieillissement (dommages cellulaires, inflammation, fonction mitochondriale, télomères) et les moyens d’agir dessus par le mode de vie.
Ces termes sont souvent confondus :
Les études observationnelles et les essais cliniques associent le plus régulièrement une vie longue et en bonne santé aux cinq domaines ci-dessous. Ils réduisent le risque ; ils ne garantissent pas la durée de vie.
Une étude de Mandsager et ses collègues, suivant plus de 120 000 personnes, a rapporté qu’une meilleure condition cardiorespiratoire était associée à une mortalité plus faible, sans limite supérieure nette du bénéfice. La VO2 max (EN), mesure de cette condition, est l’un des marqueurs de longévité les plus débattus. La force compte aussi : la force de préhension (EN) est un marqueur simple utilisé dans la recherche sur le vieillissement.
L’Organisation mondiale de la santé recommande au moins 150 à 300 minutes d’activité aérobie modérée par semaine et un renforcement musculaire au moins deux jours. Voir le guide mouvement et exercice (EN).
L’alimentation pour la longévité est un modèle alimentaire visant la santé à long terme : majoritairement végétal et pauvre en produits ultra-transformés. L’une des preuves d’essai les plus solides est PREDIMED : un régime de type méditerranéen complété par de l’huile d’olive ou des fruits à coque a réduit les événements cardiovasculaires majeurs chez des personnes à haut risque cardiovasculaire.
Le moment des repas est aussi étudié : l’alimentation circadienne (EN) et l’autophagie (EN) sont des sujets de ce domaine. Voir le guide de l’alimentation pour la longévité (EN).
Une déclaration de consensus de l’American Academy of Sleep Medicine et de la Sleep Research Society indique que les adultes devraient dormir régulièrement au moins 7 heures pour rester en bonne santé. Un sommeil court chronique est associé à un risque métabolique et cardiovasculaire et à des marqueurs de stress cellulaire. Voir le guide sommeil et santé mentale (EN).
Une méta-analyse de Holt-Lunstad et ses collègues regroupant 148 études (environ 308 000 participants) a constaté que les personnes ayant des relations sociales plus solides avaient une probabilité de survie supérieure d’environ 50 pour cent. De solides réseaux sociaux sont aussi courants dans les communautés les plus longévives du monde : Power 9 et Zones bleues (EN) et Okinawa (EN). Voir le guide liens sociaux et sens de la vie (EN).
Une étude de 2004 d’Epel et ses collègues a associé un stress perçu élevé et prolongé à des télomères (EN) plus courts. C’est une association, pas une preuve de causalité, mais elle indique un lien entre le stress et le vieillissement biologique. La santé mitochondriale (EN) et l’inflammation (inflammaging) font partie de la même histoire.
D’autres sujets retiennent l’attention dans le domaine de la longévité. L’essentiel est de distinguer le niveau de preuve :
La longévité désigne la durée d’une vie longue et en bonne santé. Il ne s’agit pas seulement de la durée de vie, mais du nombre de ces années sans maladie grave ni incapacité, ce que la science appelle healthspan.
Longévité signifie longue vie. Aujourd’hui, le terme désigne aussi le domaine scientifique qui étudie la biologie du vieillissement et le vieillissement en bonne santé.
La durée de vie est le temps total de la naissance à la mort. L’espérance de vie en bonne santé est la part de ce temps vécue sans maladie grave ni dépendance. La longévité vise les deux.
Un modèle alimentaire visant la santé à long terme, majoritairement végétal et pauvre en produits ultra-transformés. Dans l’essai PREDIMED, un régime méditerranéen avec huile d’olive ou fruits à coque a réduit les événements cardiovasculaires.
La recherche met en avant le mouvement régulier et la condition physique, une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant (au moins 7 heures chez l’adulte), des liens sociaux solides et la gestion du stress. Ils réduisent le risque mais ne garantissent pas la durée de vie.
L’âge biologique indique le degré d’usure de vos cellules et de vos organes, indépendamment de l’âge civil. Les travaux sur la longévité visent à ralentir le vieillissement biologique et à prolonger les années en bonne santé.